Samedi 7 novembre 2009
        Dans un état second, voici de quoi rêver, s'échapper de tout et se laisser emporter pour une marée de sons. C'est bouleversant. Une montée en puissance impériale et saisissante. Plus connue sous le nom d'Untitled VIII, Popplagið est le nom qui apparaît sur le dvd Heima, paru en 2007. Sigur Rós signe là surement l'un des plus beau dvd que je connaisse, avec un décor magnifique, l'Islande et ses vastes étendues. A savourer !

Par allwhite - Publié dans : Entre nous...
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Mercredi 4 novembre 2009
            Je ne sais trop comment écrire cet article, tellement mon coeur oscille entre l'amour que je porte à ce groupe depuis ses débuts à un côté obscur que je n'apprécie guère. Partage qui finalement se confirme à l'écoute, nous allons voir ça de ce pas.
            Trois années ont passé depuis Black Holes & Revelation, trois années depuis un changement musical plus ou moins réussi. Après une tournée gigantesque, nos trois comparses de Muse et plus précisément Bellamy, le chanteur - guitariste - pianiste, nous dévoile dans une interview qu'il a composé une symphonie et que le prochain album ne comporterait pas de morceau "facile" comme Starlight. Soit.
Mi juillet 2009, le groupe s'amuse avec ses fans à distiler des fragments d'un nouveau morceau. Ce jeu se transformera en sorte de conquête du Graal au travers le monde, puisque les points stratégiques seront plusieurs grandes capitales mondiale dont Paris. Cette quête prit fin à New-York, avec à la clé, le morceau United States Of Eurasia (+ Collateral Damage). L'écriture du morceau et des paroles est basée autour du livre Le Grand Echiquier (The Grand Chessboard) de Zbigniew Brzezinski et le plus familier mais néanmoins mythique 1984 de George Orwell. Le morceau commence par des notes medianes au piano puis un ensemble de cordes emboite le pas, une voix grave s'élance alors pour faire avancer le morceau vers le pseudo refrain qui est un enchevêtrement de voix qui fait de suite penser à Bohemian Rhapsody de Queen, certes mais après s'être fait avoir une fois, à réécouter c'est bien du Muse et pas du Queen ! Après cette élévation vocale, le rythme s'accélère pour partir vers des sonorités orientales avec un jeu magnifique entre le piano et les cordes, un grand travail de composition et à notre grande surprise une superposition de 10 voix chante à l'unisson "Eurasia-sia-sia-sia" et là on est sur le cul pour un moment. USOE se termine sur deux minutes des Nocturnes de Chopin, tout en douceur et délicatesse, très subtilement, on se laisse submerger jusqu'à ce qu'un avion nous passe au dessus de la tête. La guerre n'est pas finie...
A l'écoute de ce morceau, on se dit que l'album va être une tuerie, mais début août et la sortie officielle du premier single, Uprising, c'est plutôt une douche froide que l'on prend. Muse empétré dans ses démons passés. Comme toujours Chris fait le show avec la basse mais derrière un vieux synthé cracra vient tout gâcher et une ligne de chant sur le refrain qui est laide, immonde, imbuvable, à vomir bref c'est la déchéance et mon enthousiasme primaire en a pris un coup derrière les cliquettes.
En fin de compte, l'album peut se résumer à ces deux morceaux, d'un côté un album novateur, des morceaux improbables (I Belong to You), plein de culot (Undisclosed Desires) et de l'autre côté de la nièserie comme je la déteste par dessus tout (Guiding Light). Et puis que dire du morceau éponyme qui n'est autre qu'un remake du mauvais Starlight, même si je vous avoue qu'il est légèrement mieux que le précédent, peut-être du fait de son ambiance dûe aux ondes martenots de l'intro et outro, à cette envolée lyrique qui fait frissoner mais voilà ce n'est pas assez pour me faire sauter au plafond, il en faut plus. Et nous y voici, Dom et Chris compose dans leur coin, et cela donne un morceau qui me fait sourire tellement qu'il est subtile, charmeur et sobre, très sobre, Undisclosed Desires est l'incarnation des nouveaux sons utilisées par le trio à des fins musicales et non à des fins commerciales. Une ligne de chant qui dépoussière le tout, très proche du r'n'b (aaah j'ai lâché le mot...) comprenez ici, très rythmée et appliquée. Unnatural Selection est de son côté un bon morceau, avec un riff destructeur, une sorte de medley entre New Born et Dead Star qui file bien la patate et Matthew chante bien dessus mis à part sur le passage planant où finalement, à l'écoute de The Resistance version instrumentale, le chant est peut-être de trop et qu'un développement orchestral ce serait auto-suffit. Puis surgit MK Ultra, un morceau tonic aussi mais qui me laisse un goût amer, à voir ce qu'il donnera en concert... Avant de passer à la tant attendue symphonie, on se laisse guider par le morceau la plus atypique et original du groupe, I Belong to You (+ Mon Coeur S'Ouvre à ta Voix). Une musique de saloon, dansante qui fait sourire, qui nous fait voyager dans un tout autre univers sur le thème de l'amour, thème récurrent dans diverses paroles.
Quarante minutes viennent de s'écouler avec un sentiment mitigé puis vient le moment que j'attend depuis environ deux ans, Exogenesis ! Overture débute dans un tourbillon montant de cordes soulevé par la batterie puis une voix aigüe proche de Micro Cuts vient nous transpercer, je suis déjà sous le choc jusqu'aux 2'40 où une guitare heavy vient nous décoller les tympans et reprend le rôle de tornade pour bien enterriner cette ambiance qui se fait pesante. Cross-Pollination débute par une vague de notes au piano magnifique, très classique puis une nouvelle mélodie s'impose, tempo moyen pour laisser s'introduire une voix plutôt grave suivit des cordes qui embrassent l'organe de Matthew. La pression monte et une guitare cavalresque et surpuissante vient nous soulever de tout notre poids, on s'envole, on virvolte et on frissone. La guitare s'estompe pour que le piano reprenne ce tempo et finisse en sourdine. Redemption continue sur la même hauteur, intensité moyenne au début puis Dom fait tinter les cymbales, puis martelle ses toms de plus en plus fort et la machine s'emballe une dernière fois. Jouissement total sur la voix crystalline, c'est l'extase la plus totale, le coeur qui bat à mille à l'heure, une montée qui ne laissera indemne et indifférent personne. Muse atteind un cap jusque là inconnu, ils accomplissent avec Exogenesis l'aboutissement d'un travail commencé sur Butterflies & Hurricanes, mélanger la musique classique au rock et c'est vraiment réussi. Exogenesis est pour moi, le morceau le plus aboutti de leur carrière, quelque chose qui me fait vibrer à chaque fois que je l'écoute, on s'envole, on se laisse porter par les cordes et la voix. Le coeur prêt à exploser, la gorge serrée, les larmes aux yeux, plein de sentiments font surface et ça fait plaisir de renouer avec cela. En deux mots, c'est un voyage initiatique...

      Après s'être remis de ses émotions, The Resistance laisse quand même un goût amer et on se dit que le Muse du futur sera ainsi. Muse distilera une pépite par-ci par-là et puis s'en ira. Un concentré de talent surexploité parfois peut donner une bonne bouillie, Muse patoge et essaye avec des éclats de génies (USOE, Exogenesis) de sortir la tête de l'eau. En fin de compte, il ne faut pas avoir peur, il faut se lancer et se dire qu'il y a du bon et du moins bon et que Resistance est un album vraiment moyen, point final.


A écouter Uprising et puisque je suis gentil je vous met en lien Exogenesis.
Par allwhite - Publié dans : La cour des grands
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Mardi 27 octobre 2009
         Après le surprenant V is for Vagina en 2007, l'improbable side project de James Maynard Keenan, Puscifer, revient dans les bacs le 10 novembre avec C is for (Insert Sophomoric Genitalia Reference HERE) pour nous surprendre comme on peut s'en douter. Les deux chansons dévoilées sont pour le moins magique avec un chant électrisant sur Polar Bear que vous pouvez écouter sur la page myspace du groupe. Et un côté très chamanique pour le clip de The Mission (avec Milla Jovovich). Sur ce nouvel opus, on retrouve Danny Lohner dit Renholder, Tim Alexander à la baterie et Trent Reznor sur le titre Potions. Donc encore une fois du beau monde, en espérant que ça nous fasse bien voyager et planer comme V is for Vagina l'a fait.

Voici la traclist (très courte) et l'artwork:

01 - Polar Bear
02 - The Mission (Renholder Mix) (feat. Milla Jovovich)
03 - Momma Sed (Alive @ Club Nokia)

04 - Vagina Mine (Alive @ Club Nokia)

05 - Potions (Deliverance Mix)

06 - The Humbling River

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Voici une version live de The Mission datant d'avril 2009 avec Milla Jovovich. Maynard, c'est celui qui chante derrière un écran à l'arrière plan, derrière Milla Jovovich.




       Et pour finir, on va se faire un petit plaisir avec le clip de Momma Sed (morceau qui est originalement sur V is for Vagina et que l'on retrouve sur le nouvel album dans un version live). Clip réalisé par Christopher Sims. Enjoy !
Par allwhite - Publié dans : News
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Jeudi 22 octobre 2009
          Petit grain de folie avec le  troisième single du  dernier album de Ghinzu , Mirror Mirror, avec la chanson assez dégenté  et complètement atomisante en concert, Kill The Surfers. Le clip de Take it Easy était à l'image de la chanson, plutôt "simpliste" et sobre, alors que là, on retrouve tout l'univers déluré et remplie de magie des cinq belges. On est projeté à l'intérieur d'une décharge publique où dans les sous-sols sont menées des sortes d'expériences pour recycler les déchets. Ces matières obtenues donneront vie à une sorte de clone, poupée de cire... On entre ici dans un véritable univers d'animation 3D, ça me fait penser à une dessin animé mais je ne sais pas lequel, peut-être au générique de Coraline à cause des poupées mais je peux me tromper. A vous de me dire.

Par allwhite - Publié dans : Clips
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Jeudi 15 octobre 2009


    Voilà, il y a des concerts que l'on attend depuis des années et puis arrive le jour J où finalement on se dit "nan je veux pas y aller, j'ai pas envie que ça se finisse ! jveux que ça dure pour la vie..." mais finalement non, on y va et on est heureux comme un gamin. Voilà quatre ans que je les loupe à chaque fois et que je suis frustré car je lis après "concert épique de 3h" ou des broutilles du genre. Du coup, on se dit qu'on aura un concert de 3h et que ce sera épique mais quand ce n'est pas le cas, eh bah ça fait mal derrière les cliquettes... en effet, en ce 28 juin 2009, The Mars Volta n'a joué "que" 1h45 ! Peu connaissant le groupe mais finalement plus que correct pour un concert de 13 chansons sans rappel.


     Fait peu commun, le concert commence à 19h30. Le groupe se fait désirer et enfin sonne cette fameuse intro aux trompettes sur un air de "je connais cet air mais je ne sais pas d'où il sort..." bref dans le noir le plus total, les six marsiens (et pas huit car il manque Paul, le deuxième guitariste, et Adrian, trompettiste flutiste) débarquent et nous balancent un bon gros Goliath violent à souhait qui m'a littéralement scotché et presque décoiffé !! Cédric est déjà à fond, il s'applique vraiment au chant pour nous pousser quelques petites notes bien longues et qui me font frémir au plus profond de moi-même, il enterrine Goliath par un magnifique saut de cabri accrobatique qui me fait mal aux mains pour lui... Ils enchainent avec Cotopaxi qui pulse bien mais finalement qui reste légèrement en retenu comme sur l'album, la violence est là mais pas à son sommum comme sur Wax par exemple. Le moment qui va me rendre le plus fou débarque avec un mouvement de foule impressionant pour treize bonnes minutes de folie pimentées par des excès de rage dès l'intro de ce Roulette Dares (The Haunt Of) qui sera la chanson du soir ! Omar excelle de brio pour des moments psyche à n'en plus finir et à couper le souffle. Mais que dire de Thomas Pridgen, le batteur, qui va se révéler être plus qu'à la hauteur et devenir l'attraction du show !! Une véritable brute qui joue tout en finesse mais qui a une frappe impressionante de puissance. Sans lacher les dernières notes de guitare de Roulette Dares, Omar balance le riff si Zeppelinien de Viscera Eyes (seul rescapé d'Amputechture). Juan Alderete se donne à fond et donne l'impression de vraiment prendre son pied et c'est bien sympa de le voir comme ça.


Halo Of Nembutals passe un peu incognito un peu comme sur l'album... suit après l'instant que j'attendais le plus, ma chanson préférée tout artiste confondu, Cygnus...Vismund Cygnus et ce fut plus de 20 minutes d'épisme le plus total. Un mélange entre frisson sur les envolées lyrique de Cedric, entrée au septième ciel sur les passages les plus planants avec des notes de guitare qui durent trente secondes et une fin ahurissante sur ce riff que l'on distingue mal sur Frances The Mute mais qui enflamme tout sur son passage ! Et là on fait wow, la vache, mais comment est-ce possible?? Les morceaux s'alternent très bien et finalement, on se rend compte de la véritable avancée du groupe, une quête perpétuelle de sons nouveaux, concentrée autour des bases latines qui ressortent vivement sur le morceau Teflon où Pridgen nous fait une démonstration démoniaque de toute son adresse et sa dextérité sur un rythme très cassé et à la fois très jazzy, qui sera le morceau le plus en verve du nouvel opus Octahedron. Finalement, TMV me rendra toujours dingue puisque à ma plus grande surprise, ils interprètent Ilyena qui est le morceau le plus groovy est jazzy du groupe, un modèle du genre où encore une fois, la batterie eclipsera même le virtuose d'Omar. Puis on repasse à des morceaux aux formes plus classiques, ça balance du gros riff de partout qui fait banguer les foule avec rage ! Drunkship Of Lanterns en est la preuve, les prémices d'un psychiadélisme ambiant et créateur sont bien là et ils sont immémorables !
Avant de nous enterriner, les marsiens nous lâchent la version électrique et électrisante de The Widow qui nous réjouira plus que tout et laissera certains pousser la chansonnette et qui gachera la chanson pour d'autres...
ouff j'étais plus loin eheh. Et pour clôre cette soirée remplie d'émotions, les gamins d'El Paso nous balancent à la tronche un Wax Simulacra qui plantera au panthéon des extraterrestres The Mars Volta comme un groupe constitué de fous furieux ! Seul petit bémol, un certain manque de communication qui nous donne l'impression de vouloir partir au plus pressé, mais bon, ce n'est pas bien grave, un bon gros concert quand même pour ma part.

Voici la setlist :

1. Goliath

2. Cotopaxi

3. Roulette Dares (The Haunt Of)

4. Viscera Eyes

5. Halo Of Nembutals

6. Cygnus....Vismund Cygnus

7. Desperate Graves

8. Ilyena

9. Teflon

10. Drunkship of Lanterns

11. Luciforms

12. The Widow

13. Wax Simulacra

 

ps : désolé du peu, pour le retard...




Par allwhite - Publié dans : concert
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